« Protéger l'inconnu pour des raisons inconnues »Jean ROSTAND Biodiversité : c'est l'ensemble des espèces vivant sur la planète, ainsi que les écosystèmes qui y sont liés. Nul ne peut prédire les conséquences de leur éventuelle disparition. Le coup d'envoi de cette prise de conscience : juin 1992, sommet de la terre à Rio de Janeiro . Convention Internationale sur la biodiversité : réglementer à l'échelle mondiale l'appropriation par l'homme des ressources vivantes :
EN VOIE d'Appauvrissement OU DE DISPARITION ? La plupart des espèces décrites à ce jour (entre 1,5 et 1,8 million, parmi lesquels 360 000 plantes et micro-organismes) à une vitesse de 1000 à 10000 fois supérieure à celle des grandes périodes géologiques d'extinction :
C'est de la BIODIVERSITÉ que dépend à terme notre survie et celle de nos descendants : l'industrie, la médecine, notre alimentation dépendent de nos ressources naturelles : « De la diversité du monde vivant, la société attend des ressources alimentaires et des matériaux, des médicaments (plus de la moitié des substances pharmaceutiques sont tirées des végétaux), un environnement qui satisfasse son confort physique et ses exigences culturelles, qui efface certaines conséquences des activités humaines (dépollutions et colonisations des friches industrielles ou minières), et qui contribue à maintenir les cycles bio géochimiques et les équilibres de la biosphère » 1995, Académie des Sciences. 3
« C'est l'homme en tant qu'espèce animée, si proche cousin du chimpanzé, c'est l'homme en tant qu'espèce dépendant de toutes les autres pour son développement futur, biologique, social et économique » Henri BARBAUT, Institut fédératif d'écologie fondamentale et appliquée (CNRS).
AlORS QUE FAIRE ?
À moins d'un changement brutal de l'économie mondiale, à moins d'un dialogue véritablement nouveau entre le Sud et le Nord, les risques encourus par l'appauvrissement du vivant ne seront pleinement assumés que lorsque la compréhension du rôle de la diversité biologique aura mieux diffusé dans la société. Restent les opérations de sauvetage :
Ces mesures ne concernent toutefois qu'un à deux milliers « d'espèces ». Il faut pouvoir conserver au moins leur capital génétique congelé sous formes de paillettes de semence, d'embryons ou de cellules, avec l'espoir que les biotechnologies nous permettront dans le futur de recréer les espèces diaprures. D'où la conception du "frozen zoo" : la meilleure solution pour garantir un avenir aux animaux présentant un intérêt esthétique ou économique. Une chose est de protéger quelques milliers d'espèces à plumes et à poils, une autre est de sauvegarder, à l'échelle de la planète, les écosystèmes garants de leur équilibre. La protection des espèces est illusoire si l'on n'y associe pas celle de leurs habitats. Ce n'est que par la conservation des milieux que le vivant pourra comme la faune et la flore du sol.
COMMENT CHOISIR LES ZONES A PROTÉGER?
Tâche titanesque, puisque les seuls écosystèmes terrestres tropicaux hébergent plus de 3 millions d'espèces vivantes, quand seulement 750 000 ont été décrites. Le recensement planétaire des oiseaux (environ 9000 espèces), et des mammifères (4000 espèces) est aujourd'hui quasi exhaustif, si celui des plantes à fleurs (250000 espèces) et comme celui des insectes (750000 espèces), ne démérite pas, il n'en va pas de même et de loin pour les autres représentants du règne vivant : champignons, nématodes ou espèces marines. Or, ce sont précisément les formes de vie les plus rudimentaires qui en interagissant au sein des écosystèmes, contribuent le plus au développement de la diversité biologique. Systématique Agenda 2000 : objectifs :
FINANCEMENT,Costa Rica : Instituto Nacional de Biodiversidad (INBIO) : et Mereck & Co, géant méxicain de la phamarcie. Gigantesque défi que lance au 21e siècle la protection du vivant : " Dans une majorité de pays du monde, certains citoyens par une recherche quasi effrénée du profit personnel qu'ils tirent de la surexploitation, et du commerce des espèces vivantes, les politiques, par démagogie ou par corruption, répugnent à mettre en œuvre une stratégie efficace de conservation de la biodiversité. Cela se voit dans les pays avancés, réputés démocratiques, où le candidat aux élections ne souhaite pas contrarier le chasseur élécteur ou le forestier privé, mais aussi dans les pays du tiers-monde où les politiques au pouvoir trouvent un intérêt à laisser détruire les forêts publiques par des multinationales forestières ou par les habitants locaux afin d'y prélever le bois de chauffe, voire à les défricher pour les mettre en culture."
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