Samedi 21 juillet 2001

Exode 12, 37-42 : donne dans les chiffres !
Les Fils d'Israël sont environ ( !) 600 000 à quitter Ramsès, - sans compter les enfants !
Ce qui donnerait avec 300 000 couples et 2 enfants par famille, 600 000 de mieux, soit plus d'un million de personnes !
Une multitude disparate les accompagne : qui ? D'autres prisonniers de guerre, d'autres esclaves qui en profitent, pour s'évader avec eux ?
Un immense troupeau de moutons et de boeufs !
Le séjour en Égypte aurait duré exactement, - insiste-t-on -, 430 ans !
Cette nuit de veille du Seigneur deviendra désormais et pour toujours et pour tous une nuit de veille en son honneur !

Matthieu : 2, 14-21 :
C'est d'une part le complot des Pharisiens pour supprimer un Jésus qui se soustrait à leur vue :
On le suit, il continue de guérir tous ceux qui se présentent !
D'autre part, est citée à la suite la prophétie d'universalité messianique d'Isaïe à l'endroit du Messie de Yahvé :
Je L'ai choisi, parce que je L'aime
Mon esprit repose sur Lui
Il est envoyé à tous
Il ne se plaindra jamais
Il ne désespérera jamais de personne jusqu'à la fin
Tous finiront par le reconnaître !

 

C'est le nombre qui nous est proposé, tous les nombres : non seulement dans Exode, mais aussi chez Matthieu. Tous ceux qui fuient, tous ceux qui profitent de l'occasion pour fuir avec, les enfants et les vieillards qu'on ne compte même pas, tellement sont déjà nombreux les adultes, même les animaux... Tout ce qui peut bouger doit fuir une situation où une minorité décrète la mort des autres ! Ceux qui ont besoin d'être guéris continuent de suivre Jésus, même hors de Jérusalem, parce qu'ils veulent être guéris, et qu'ils ont choisi de le suivre, lui ! Tous les peuples de l'univers vont fuir, pour se précipiter à la rencontre de leur Sauveur, du Messie de Dieu...

Tous ceux qui peuvent se déplacer doivent fuir un lieu où ne règnent que des défaitistes et vendus à l'ennemi, un lieu où l'occupant va imposer une loi étrangère et meurtrière !

Les leçons, comme d'habitude, sont claires : quitter les lieux mortifères et les vieilles outres ; laisser les morts enterrer les morts ; comprendre que le voile du Temple s'est définitivement déchiré de haut en bas ; abandonner le tombeau vide et le sabbat désuet ; passer au matin de Pâques, du renouveau ; repartir en Galilée...

Plus de camp de concentration. Suivre Moise. Imiter Jésus. Écouter Isaïe. Fuir "l'Égypte de la formation" pour les déserts de la rencontre "mystique" avec Yahvé.

Abandonner la formule traditionnelle "séminaire".

Aller vivre avec Jésus : pauvre, itinérant, fraternel : constituer des "fraternités".

Nous adresser aux masses : provoquer des rassemblements, aller sur place, là où sont ceux qu'il faut appeler ; exister là où ils vivent, nous faire connaître d'eux !

 

 

Dimanche 22 juillet 2001

C'est donc dimanche, le 16e du T.O. ! Genèse (18, 1-10a) :
À Mambré, Abraham (déjà « Père des Croyants ») reçoit les Trois Hommes/Anges/Trinité.
Sara (déjà « la » Princesse) ne peut croire que son vieillard d'Abraham et elle pourront...
Mais le texte s'arrête juste à la prophétie des visiteurs, pas à sa réaction de femme !

Colossiens (1, 24-28) :
Paul est conscient qu'il accomplit, par sa vie de souffrances (prison, privations, fuite, inconforts... ) sa part de rédemption du corps du Christ, qui est désormais l'Église.
Ministre de cette Église, il considère que sa tâche consiste à faire connaître à ceux qui n'en ont aucune idée, le mystère suivant :
Le Christ est au milieu de nous/vous, lui, l'espérance de la gloire ; « Nous en avertissons et instruisons tout homme »

Luc (10-38-42) :
Voilà Marthe « accaparée », et voici Marie « écoutante »
Voilà Marthe qui trouve que Marie pourrait quand même... , mais qui s'adresse à Jésus pour...
Voilà Marthe qui se fait tendrement « corriger », et Marie amoureusement « louer » pour leur « choix » respectif !

 

C'est ce qu'on fait qui nous transforme : Abraham va au-devant des voyageurs, il les reçoit, les restaure et les sert, debout (admirable Chagall !) ; alors on ira au-devant de sa peine, sa paternité sera restaurée et on le servira : finie la stérilité ! Vive la descendance ! Isaac, le fils du rire devant l'incroyable !

Dis-moi ce que tu fais, je te dirai qui tu es ; Paul est conscient d'être Christ-Co-Rédempteur, par sa vie d'abnégation au service de l'Église : il le fait savoir, en avertissant et instruisant tout homme.

Si tu penses que tu ne dois plus faire ce que tu fais, ne le fais plus, et n'embête pas les autres ! Marthe fait la cuisine, Marie préfère écouter : les deux sont légitimes ! Mais votre décision est la vôtre, assumez-en les conséquences !

Questions insolentes !

Note

Quand on vit à Nice, comptoir grec, construit sur une escale maritime phénicienne, et remontant à l'hégémonie d'Athènes, - qui dès le 6e siècle, fondait ses colonies sur le pourtour de la Mer Intérieure (après Nice, Nikaïa, viendra Phocée, Marseille, dont la « mère » n'est plus que ruines sur la côte égéenne turque actuelle) - quand on vit à Nice, c'est comme quand on vit à Rome : on ne peut ignorer l'Histoire ! Et même si l'Église a ses modes « propres » de gouvernement, - en fait empruntés à l'administration impériale byzantino romaine -, elle ne peut que profiter de ce que le gouvernent de Périclès avait mis au point :la « boulè » et l'« ecclésia » qui sont les deux assemblées de l'agora :

- La « boulè », une sorte de parlement / forum / Assemblée Générale permanente consultative et
- L'« ecclésia », un conseil restreint délibératif, dont le président prenait les décisions finales.

Je pense qu'il serait judicieux de maintenir les « responsables » nommés à tous les postes dans une mobilisation de la foi pratique, celle qui passe par la réflexion et les initiatives pastorales.

 

Considérons une « boulè » possible :

- 45 curés ;
- ? ? représentants des coopérateurs ;
- ? ? responsables de services et de délégations diocésaines ;
- ? ? responsables des religieuses et religieux ;
- ? ? délégués des Équipes et / ou des Conseils d'animation Pastorale des nouvelles paroisses ;
- ? ? délégués des diverses associations de laïcs.

L'« ecclésia », elle, serait bien sûr composée de « tout » ce qui est délibératif, par corps ou personne :

- L'ordinaire du lieu et son coadjuteur ; - Ses vicaires généraux et épiscopaux ;
- Ses 12 doyens.

 

Ceci est une suggestion de composition, mais ce qui est important, c'est que toutes les forces (encore) vives du diocèse soient convoquées régulièrement :

- Trois fois par an : derniers lundis de septembre, de janvier et de mai, par exemple (soit : lancement, mi-parcours et bilan de l'année pastorale) ;
- En Assemblée Générale avec ordre du jour et rédaction par un bureau de 3 à 5 membres - élus en début de séance sur candidatures spontanées -, de résolutions à soumettre à l'« ecclésia » (qui a déjà, je suppose, des échéanciers de travail, dont certaines pourraient d'ailleurs suivre dans le temps les AG de la "boulè", avec publication régulière des conclusions et décisions éventuelles au Bulletin Officiel qu'est le bimensuel des « Nouvelles religieuses ») ;
- L'« ecclésia » se réservant le droit d'inviter à ses propres séances de travail tel ou tel membre ou groupes de la "boulè" en tant qu'expert(s) pour des questions relevant de sa / ses / leur(s) compétence(s)

 

Le gouvernement ordinaire du diocèse serait mieux ressenti comme étant l'affaire de tous, dans la continuité, et non pas seulement pour certaines consultations ou rassemblements, qui ne peuvent pas être vécus comme significatifs, sinon comme preuves à administrer de temps à autre (à qui, au fait ?) que nous sommes unecommunauté de « pierres vivantes » ( ? !) Alors que le plus souvent nous donnons le spectacle d'une poignée de cailloux à ricochet... Il ne s'agit pas de se rassembler « à répétition » pour un Diocèse 2001, puis un Diocèse 2002, etc. ou bien pour une énième consécration épiscopale !... Qu'en reste(ra)-t-il ? Des (dés)accords, une certaine ferveur, peut-être de l'espérance... Et maintenant ?

 

Les 12 Doyens doivent être la double garde rapprochée :

- À disposition discrétionnaire de l'Ordinaire, et
- Comme inspecteurs permanents de l'exécution des tâches par les 45 curés pour tout ce qui touche l'activité pastorale ordinaire dépendant de ou au service des (nouvelles) paroisses.

(Le coadjuteur et) les vicaires généraux et épiscopaux doivent être la bouche et l'intention de l'évêque :

- Dans les circonscriptions territoriales à eux confiées ;
- Auprès des délégations et services diocésains, insuffisamment « suivis » et exploités !

 

NB : Deux tâches devraient faire l'objet d'une sollicitude toute particulière :

- L'aide à apporter aux nouveaux curés des nouvelles paroisses pour l'élaboration et l'application d'une politique pastorale résolument réaliste et tenant compte des différentes couches socioculturelles des populations ;
- De nouvelles stratégies et tactiques en matière de vocations (ce dont traitent toutes mes réflexions depuis que je me suis enfermé sur ce navire !). Et nous demander tout d'abord, non pas comment trouver des candidats, mais, faire connaître quels types de candidats nous embaucherions et pour quels types de tâches, dans quels types de domaines, environnements, populations, actions. N'oublions jamais que nous sommes un diocèse atypique !

frise bas