C'est du côté de l'éternité qu'il faut trouver du neuf !
L'épisode de Tobie (8,5-10) nous raconte les circonstances de la prière de Tobie et de Sara avant de s'unir et de fonder une descendance :
Nous venons d'un peuple saint qui connaît Dieu
Nous voulons mettre notre passion amoureuse au service de notre future famille
Nous voudrions vivre encore longtemps ensemble.
L'extrait de Marc (3,31-35), tout début de son court évangile, met les points sur les « i » en matière de famille, justement :
Il y a celle, naturelle, de la chair et du sang, et
Il y a celle, spirituelle, constituée par tous ceux qui font la volonté de Dieu, mon Père.
Il faut certainement prier pour que « le Seigneur nous donne :
Des prêtres,
De saints prêtres,
Beaucoup de saints prêtres ».
Je crois que nous ne demandons pas suffisamment au Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers (qualifiés, tant qu'à faire !) à sa moisson !... C'est exactement ce que nous proposent de faire Tobie et Jésus : avant de générer une descendance, demander au Créateur de bien vouloir s'y mettre avec nous, et se demander quel type de descendance il nous faut !
Et les critères nous sont édictés (elle est parfaite, la parole de Dieu, parfaite en toutes ses voies !) : pas (seulement) des « fruits de la passion », mais de solides et résistants surgeons, pour constituer une famille, un clan, une tribu, un peuple, un diocèse, une Église... et des descendants qui cherchent la volonté de Dieu et la mettent en pratique : pas de planqués, pas de fuyards de l'existence, pas de pauvres paumés psychosomatiques (dont il faut certes s'occuper, mais en tant que malades à guérir !).
Comment prier et faire prier ? Partout dans le diocèse... Plusieurs façons ! Reprenons par exemple cette naïve demande de mon enfance algérienne (Mon Dieu donnez-nous des prêtres - Donnez-nous de saints prêtres - Donnez-nous beaucoup de saints prêtres !) : pourquoi ne pas en composer une (voir plus bas) ; demander, par ordonnance épiscopale, qu'elle soit récitée à chaque messe, immédiatement après la consécration (puisque l'Église n'existe qu'autour de l'Eucharistie) ; l'imprimer au dos d'une carte postale, avec une photo « moderne », en couleurs (faire un concours de design), et la mettre en vente partout où on peut : au fond des églises (tant mieux si on les vole !), dans les librairies religieuses, dans les écoles catholiques, les aumôneries des écoles publiques, les bureaux des différentes associations diocésaines, demander à tous les « membres engagés du diocèse » d'en faire leur carton courrier ordinaire ; fabriquer des blocs-notes (à vendre) avec le même en-tête, et s'en servir systématiquement ; imaginer un « pin », amusant et aux couleurs vives (là aussi, concours de design).
Décréter telle année : Année de la Vocation. Comment ? Que chaque doyenné, selon un calendrier à établir avec les autres doyennés, recense l'ensemble des sanctuaires mariaux de son territoire, et prenne comme thème de la prochaine marche à la Vierge, celui de la vocation. Que chaque groupe de jeunes (aumôneries, écoles cathos, scouts, etc.) s'organise, avec ses divers responsables, autour de ce thème, à sa façon : marches de nuit à la montagne ou le long des Promenades ou autres Croisettes de notre Côte, avec flambeaux ou en skate (ou les deux !) ; exiger que tous les médias soient présents ; campagne de sensibilité sur la voie publique (avec autorisations diverses) ; troncs et « pins » ; inventer un gâteau, un T shirt, un foulard, une casquette « techo-rave », etc. à faire vendre dans les magasins sympathisants : 50 % versés dans une caisse noire « Vocations ». Rallyes... de toutes sortes.
Y joindre les malades dans les hôpitaux, les prisonniers, les handicapés, etc. (en accord avec les visiteurs et les aumôneries responsables), en leur rendant visite (chants, saynètes, après-midi récréatives) pour intégrer les membres souffrants du corps du Christ. Pénétrer les grandes écoles et l'UNSA : ils ont une imagination folle pour leurs événements. Il suffit d'une dizaine de Chrétiens intelligents (ça se trouve !) pour organiser par exemple, cette Bourse aux Vocations : dans leurs lieux et lors de forums publics. Inviter les religieuses cloîtrées, celles des sanctuaires (Laghet, par ex.) à préparer à certaines occasions, quelque culte bien « chiâdé » auquel pourrait se joindre un groupe qui opérerait le même jour dans le coin. Terminer l'année avec un immense rassemblement de tous les participants et sympathisants salle Nikaïa à Nice (indoors), ou au Stade de l'Ouest (outdoors), en une
MÉGA FÊTE DE LA VOCATION !
(Inviter, un an à l'avance, 3 ou 4 formations, à qui on commanderait des chansons à thèmes sur la / les vocations, avec un refrain « facile » à mémoriser et à fredonner [dans un monde où chacun se lasse aller, etc.], avec vente des albums CD sur place, 50% reversés ; et monter un / des groupe/s de chanteurs sur le diocèse, pour les interpréter sur scène ce soir-là, (et ensuite, ailleurs !) genre « We are the World, we are the children »)
Bien sûr : tout cela sous la sévère surveillance d'un "haut comité de pilotage" qui devrait comprendre des représentants de la plupart des délégations et des services diocésains (je pense de suite au Service des Vocations, qui en aurait naturellement la présidence, mais tout aussi naturellement à la Culture, à la Pastorale des réalités du Tourisme, à la Communication, entre autres !) et avec la collaboration de professionnels de l'événement, car ces choses ne s'improvisent pas. Ce qui suppose du sponsoring, et un comité pour trouver les sponsors.
L'idée, c'est qu'il nous faut "un grand projet", et que CE grand projet soit la première application, dans les faits, d'une des décisions de DIOCÈSE 2000 : la suite des événements !
VOULONS-NOUS EXISTER ENCORE DEMAIN ?
Essayons, comme promis, de composer une prière
« Des prêtres pour notre temps »
Dieu notre Père,
Tes enfants de la Côte d'Azur T'adressent cette prière,
À l'aube du 3e millénaire.
Dans cette merveilleuse région
De soleil, de mer, d'études et de recherches,
De festivals et de tourisme,
Mais où vivent aussi, tout au long de l'année,
Près d'un million d'être humains, venant de la terre entière,
En quête de solidarité, de sens et de bonheur.
Nous avons un cruel besoin de prêtres :
De prêtres compétents, mûrs dans leur foi et dans leur coeur,
De prêtres ouverts à toutes les réalités de la Côte et du monde,
De prêtres heureux d'être prêtres pour accueillir tous Tes enfants !
Fais naître au coeur de chacun, et chez tous les jeunes de coeur,
Mais surtout chez certains, chez beaucoup d'entre nous,
Le désir de consacrer leur vie à Ton service,
En servant tous les hommes quels qu'ils soient !
Et, en union de coeur avec ceux qui ne Te connaissent pas encore,
Nous Te demandons de nous exaucer,
Au nom de Jésus-Christ !
Amen
D'une certaine façon, et pour résumer la somme des propositions qui précèdent. Je sens que le diocèse, évêque en tête, devrait procéder à une double croisade :
- Une croisade « ad intra » de conversion : autant les mises en scène de repentance dont on nous a abreuvé jusqu'à l'écoeurement ces derniers temps (m') ont paru plutôt excessives, - et comme dit Talleyrand : ce qui est excessif n'est pas significatif ! -, autant (m') apparaîtrait (et à beaucoup), comme une saine attitude, un « geste » de contrition diocésain pour toutes les occasions où des mesures auraient dû être envisagées, des décisions prises, des changements opérés, et qui ne l'ont pas été faits. Bref le péché par pensée et omission. La forme serait à inventer, mais « quelque chose à l'Église du Voeu », puisque voeu il y a eu un jour, serait bien venu : renouveler le voeu, - de Louis XIII, je crois -, mais pour nous délivrer ici d'une peste vocationnelle !
- Une croisade « ad extra » d'embauche : Dominique Guzman, Vincent Ferrier et d'autres ont prêché, en leur temps, la Croisade contre le Musulman pour délivrer le Tombeau du Christ, - ce qui a donné entre autres la création des Royaumes Chrétiens de Terre Sainte, dont le Krak des Chevaliers (Syrie Méditerranéenne) est la fine pointe, et les Cornes de Hattin (Tibériade, à la hauteur de Capharnaüm) le point final !... Pourquoi aurait-on honte, - comme le proposent les suggestions qui précèdent -, de s'organiser de façon à faire savoir qui nous sommes, qui nous étions, qui nous pourrions être, et qui nous re-deviendrions si des hommes valables rejoignaient nos rangs !