Exode (24, 3-8) : Moïse organise une cérémonie de l'Alliance entre Yahvé et le peuple au désert : holocauste, aspersion de sang, promesse d'engagement et de fidélité suivant les Tables. À l'antique ! Impressionnant !
Matthieu (13, 24-30) : Parabole de l'ivraie.
Le bon grain est semé
De nuit « on » vient semer de l'ivraie au milieu du grain
Grain et ivraie croissent en même temps
Découverte de l'attentat
Que faire ? Attendre jusqu'à la moisson !
Alors, arracher l'ivraie et la jeter au feu
Puis, récolter le blé et l'engranger.
C'est aujourd'hui l'illustration de ce que nous vivons et vivrons continuellement entre ce que nous pouvons maîtriser et le mystère du mal en général (et de la zizanie en particulier). Nous pourrons toujours organiser, comme Moïse, un type de mise en scène grandiose, - comme il a vu faire et certainement en tant qu'acteur, dans les grands temples de la rive orientale du Nil, à Abydos et sur l'île Éléphantine surtout -, pour « signifier » l'engagement de tout le peuple « choisi, élu », « appelé », en utilisant toute la force des symboles qui deviendront les sacrements : et les Douze Pierres debout, et les aspersions du sang, etc. etc. Il y aura toujours un public pour cela, et même des participants ! C'est « panem et circenses » !
Toute entreprise de formation, - et le SDV en particulier -, sera elle, affrontée à une « mise en scène quotidienne » pour traquer les périodes des attentats à l'ivraie, comme les virus dans l'ordinateur ! D'où, tout au long des évangiles, les recommandations permanentes de Jésus aux apôtres, très paradoxales d'ailleurs, et qui allient sans cesse :
J'ai la prétention de dire ceci : si je ne m'étais pas toujours inspiré, - « inconsciemment » la plupart du temps, au moins au départ -, de tout ce que je « théorise » au fur et à mesure que j'avance sur mon chemin d'humanité, et dont le temps (que j'organise pour écrire) me permet, comme en ces jours, de prendre conscience, eh bien, je crois que je ne serais plus dans l'Église telle qu'elle est, que je fais mienne, mais à bras le corps !
J'ai ainsi appris à éviter d'être empoisonné par l'ivraie ecclésiastique multiforme, et que l'Église sait sécréter à l'instar de tout corps constitué ; d'être descendu à coups de Droit Canon, par des canonistes tombés sur plus expert qu'eux ; d'être « ex-communié » selon Règles et Règlements de l'Ordre, par des confrères n'ayant jamais pris la peine de les lire dans leurs détails ; d'être émasculé à coup de pudibonderies assassines, par des prétendus formateurs, passibles des tribunaux, mais que ma santé méditerranéenne a su dépasser ; d'être enfermé, par des « faux accoucheurs de personnalités », dans les limites étroites d'une conscience dite religieuse, grâce à l'intuition, - que j'ai toujours eue -, que le mot « catholique » n'aurait jamais dû cesser de signifier : « fait pour l'univers » (ce que l'expression « université catholique » dit deux fois : en latin et en grec !) ; etc.
C'est le dernier dimanche « À bord, avec Pierre ! ».
Qu'allons-nous nous mettre sous la dent, aujourd'hui, 7e Dimanche du T.O., Année C !
Gn 18, 20-32 :
Sodome exagère, Dieu va voir exactement ce qu'il en est, Abraham commence à intercéder !
Son argumentation est presque simpliste :
Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le pécheur ?
Comme si...
Et c'est le marchandage, pied à pied, qui va fondre de 50 à... 10 : ici, où notre extrait stoppe !
Nous savons qu'il ne s'en trouvera aucun ! ! !
Co 2, 12-14 : Paul démontre :
Nous avons été mis au tombeau avec le Christ : avec lui nous en somme sortis ;
si nous avons connu la mort, c'était à cause du péché,
notre dette a été clouée à la croix du Christ, et par le fait, annulée.
Lc 11, 1-13 :
Une prière : le Notre Père : pardonne-nous... car nous-mêmes nous pardonnons... (version de Luc)
Une parabole : l' « ami » inopportun : le sans-gêne lui donnera satisfaction.
Conclusions :
Demandez, cherchez, frappez.
Nous sommes « mauvais », et pourtant capables de « beaux » gestes :
À fortiori Dieu ne peut pas nous refuser son esprit, SI NOUS LE LUI DEMANDONS !
Le doute n'est plus sur le point de savoir si nous sommes quittes avec Dieu, à cause de notre péché ! Oui ! Notre dette a été payée sur et par la croix. Nous sommespardonnés puisque nous pardonnons aux autres (n'oublions pas la relation d'effet à cause, et non plus seulement de cause à effet : cela, il ne faut l'oublier !) Le doute, c'est de savoir si nous voulons effectivement demander quelque chose à Dieu, et, ici, de « nous donner des prêtres, des saints prêtres, beaucoup de saints prêtres ! » Le sans-gêne : toujours et partout ! Bien ou mal ! À temps et à contretemps ! Avec et sans les formes ! Demander, chercher, frapper...sans se lasser ! Parce que demander, c'est courir le risque d'être exaucé ! Et alors, la véritable aventure commencera ! Celle de la mystagogie (l'acheminement vers et dans le mystère de Dieu qui appelle) ! L'un n'ira pas sans l'autre : mobiliser le diocèse pour cette Campagne de la Vocation Chrétienne : CVC ; Prière et Vigilance pour tous (et en particulier les religieuses et religieux cloîtré(e) s et les malades sur le lit de leur croix). Constituer un Commando Recruteur pour l'Embauche : CRE ; Hommes de Foi, d'Espérance & de Charité (dont il faudra établir un casting serré).